Il existe des moments que l’on redoute tous lorsque l’on partage sa vie avec un animal.
Celui où l’on commence à comprendre que le temps passé ensemble est peut-être compté. Celui où les années ont laissé leurs traces, où le corps fatigue, où les promenades deviennent plus courtes et où certains gestes du quotidien demandent davantage d’efforts.
Et puis vient parfois cette question, terrible et douloureuse :
« Est-ce qu’il est encore bien ? »
La fin de vie d’un animal est une période particulièrement éprouvante pour son gardien. On voudrait prendre la bonne décision, ne pas laisser souffrir, mais aussi ne pas faire partir trop tôt. On voudrait comprendre ce que notre compagnon ressent, ce dont il a besoin et ce qu’il aimerait nous dire.
Dans cette période si particulière, la communication animale peut être envisagée comme un accompagnement émotionnel supplémentaire, toujours en complément du suivi vétérinaire.
La fin de vie, une période remplie de doutes
Lorsque la santé d’un animal se dégrade, les émotions peuvent devenir très contradictoires.
On peut ressentir de la tristesse, de la peur, de la culpabilité, de la colère ou même avoir du mal à accepter ce qui est en train de se passer.
On se demande :
- Est-ce qu’il souffre ?
- Est-ce qu’il est encore heureux ?
- Est-ce qu’il souhaite rester auprès de nous ?
- Est-ce qu’il a peur ?
- Est-ce qu’il est fatigué ?
- Est-ce qu’il comprend ce qui lui arrive ?
- Est-ce que je fais le bon choix ?
Ces questions sont profondément humaines. Elles montrent surtout à quel point le lien qui nous unit à notre animal est important.
Il n’existe malheureusement pas toujours de réponse simple.
Observer son animal avant tout
En complément d'un suivi vétérinaire, il est notamment important d’observer l’évolution de son quotidien :
Mange-t-il encore ? Boit-il ? Peut-il se déplacer ? Dort-il confortablement ? A-t-il encore envie d’interagir ? Est-il capable de faire ses besoins correctement ? Semble-t-il douloureux ou anxieux ? A-t-il encore des moments de plaisir ?
La qualité de vie ne se résume cependant pas à une seule journée: un animal peut avoir une mauvaise journée sans que cela signifie nécessairement que tout est terminé. À l’inverse, une accumulation de petits signes peut progressivement montrer que son quotidien devient difficile.
Et si mon animal pouvait exprimer ce qu’il ressent ?
C’est précisément dans cette période que certaines personnes se tournent vers la communication animale.
La démarche ne consiste pas à remplacer l’expertise médicale ni à « décider » à la place de l’animal ou de son gardien.
Elle peut plutôt être envisagée comme un espace d’écoute et de connexion, permettant au gardien de déposer ses interrogations et de chercher à mieux comprendre le vécu émotionnel de son compagnon.
Dans une communication dédiée à la fin de vie, les échanges peuvent par exemple porter sur :
- son état émotionnel ;
- son confort ressenti ;
- ce qui semble important pour lui au quotidien ;
- ses besoins ou ses envies ;
- son environnement ;
- les personnes ou animaux auxquels il est attaché ;
- ce qu’il aimerait transmettre à son humain ;
- la manière dont il vit cette période particulière.
L’objectif n’est pas de rechercher une réponse magique mais de prendre un temps pour écouter.
La question de l’euthanasie : une décision particulièrement difficile
Parmi toutes les décisions auxquelles un gardien peut être confronté, celle de l’euthanasie est probablement l’une des plus douloureuses.
On peut avoir peur de prendre la décision trop tôt, mais on peut également avoir peur d’attendre trop longtemps et cette culpabilité est extrêmement lourde à porter.
Cette décision appartient au gardien, accompagné par le vétérinaire, en fonction de l’état de santé et de la qualité de vie de l’animal.
Pour certaines personnes, prendre un temps d’écoute avec leur compagnon peut les aider à mettre des mots sur ce qu’elles ressentent, à mieux vivre cette période et parfois à retrouver un peu de sérénité dans une situation où tout semble confus.
Dire au revoir avant le dernier moment
Dire au revoir ne commence pas forcément le jour où l’animal s’en va. Parfois, le besoin apparaît bien avant: on peut avoir envie de lui dire merci.
Merci pour toutes ces années, pour les moments partagés, pour cette présence qui a accompagné une partie de notre vie.
On peut aussi avoir besoin de lui dire que l’on sera là jusqu’au bout, que l’on ne l’abandonnera pas et que même lorsque son corps deviendra plus fragile, il restera notre compagnon.
Ces paroles peuvent avoir une immense valeur pour le gardien; et elles permettent parfois de transformer progressivement une période uniquement vécue dans la peur en un temps où l’on peut encore profiter de la présence de son animal.
Lorsque l’animal est en fin de vie
La fin de vie peut être très différente d’un animal à l’autre. Certains recherchent davantage la présence de leur humain alors que d’autres semblent avoir besoin de calme et de tranquillité.
Certains continuent à profiter de petites choses : une caresse, un rayon de soleil, une odeur familière, quelques minutes dans le jardin ou simplement la présence de leur famille.
Dans ces moments-là, il peut être précieux de revenir à l’essentiel: ne pas chercher à remplir chaque journée, ne pas vouloir absolument « profiter » de chaque instant mais simplement être là: une main posée sur une tête, une voix familière, un regard, une sieste partagée...parfois, l’accompagnement le plus important est simplement cette présence silencieuse.
Et après ?
Lorsque l’animal s’en va, le lien ne disparaît pas pour autant: le manque peut être immense, la maison peut sembler soudainement vide et les habitudes quotidiennes rappellent constamment son absence : la gamelle que l’on ne remplit plus, le panier qui reste à sa place, les promenades qui n’ont plus la même signification.
Le deuil animalier est un véritable deuil.
Il n’est pas nécessaire de minimiser sa peine sous prétexte qu’il s’agissait « seulement d’un animal »: c’était un compagnon de vie, un membre de la famille, un être avec lequel des souvenirs, des habitudes et une relation unique se sont construits au fil des années.
Il est normal d’avoir besoin de temps.
Parce que parfois, il reste une dernière chose à se dire
La fin de vie ne résume jamais une relation. Elle n’est que la dernière étape d’une histoire qui a commencé parfois des années auparavant, et derrière la douleur de devoir bientôt dire au revoir, il y a aussi tout ce qui a été vécu ensemble: les premières rencontres, les habitudes, les bêtises, les jeux, les vacances, les moments difficiles traversés côte à côte, les innombrables petits instants qui, sur le moment, semblaient ordinaires et qui deviennent ensuite des souvenirs précieux.
Et parfois, lorsque les mots deviennent difficiles à trouver, prendre simplement le temps d’écouter peut être une façon supplémentaire de lui dire :
« Je suis là. Et je resterai avec toi jusqu’au bout. »
J’accompagne les gardiens qui souhaitent offrir à leur animal un espace d’écoute et de connexion, notamment lors des périodes de maladie, de vieillissement ou de fin de vie.
Parce que chaque animal mérite d’être écouté, jusqu’au dernier moment.
Les Murmures de Gaïa – Communication animale
https://www.les-murmures-de-gaia-communication-animale.fr
La communication animale intervient toujours en complément du suivi vétérinaire et ne se substitue jamais à un avis ou à un traitement médical.